Semois Semoy C'est moi !

Sesmera, Semois, Semoy, c’est moi !

Chaque année, pendant deux journées de formation, Gilles et moi redécouvrons notre belle Ardenne, en compagnie des guides ANCOVART. Cette année, le choix du thème a été porté sur la Semois, en collaboration avec l’ASBL GATWAM. Deux jours au fil de l’eau que je vais essayer ici de vous re-transcrire…

Chaque année, pendant deux journées de formation, Gilles et moi redécouvrons notre belle Ardenne, en compagnie des guides de l’ANCOVART. Association Nationale des Guides Conférenciers des Villes et Pays d’Art et d’Histoire. Sur une thématique précise, visites, restaurants, et lieux atypiques se succèdent dans une ambiance super conviviale.

Cette année, le choix du thème a été porté sur la Semois, en collaboration avec l’ASBL GATWAM. Guides Ambassadeurs de Terroir Wallonie Ardennes Meuse. Deux jours au fil de l’eau que je vais essayer ici de vous faire partager…

Semois, Semoy, c'est moi !

La Semois ou la Semoy ?

La Semois, en Belgique, devient Semoy dès qu’elle traverse la frontière française. Elle porte plusieurs noms en fonction des différentes langues parlées sur le territoire où elle passe. Ainsi elle se nomme aussi “Setzbaach” en luxembourgeois dans le Pays d’Arlon ou encore Sm’wa, en wallon.

Alors que sa source, à Arlon, n’est distante que de 80 kilomètres à vol d’oiseau de son point de confluence, la Semois parcourt près de 210 kilomètres avant d’aller se jeter dans la Meuse. Après environ 200 kilomètres à sillonner en Belgique, elle devient affluent de la Meuse sur sa rive droite à Monthermé, en France. 

Semois, Semoy, c'est moi !

Aussi, au début de notre ère, les sources de la Semois à Arlon alimentaient les thermes romains de la bourgade.

La vallée de la Semois fut réputée au XXème siècle pour son tabac à rouler ou à pipe. Des tabacs bruns aux arômes très particuliers, dus au climat de la vallée de la Semois et à une élaboration particulière. Aujourd’hui, la production est réduite à quelques producteurs.

Jouer avec la Semois

Vous pouvez ici télécharger le carnet de jeu remis à chacun des participants à la fin de la première journée… Réponse en fin de page… Bon jeu 🤓

Corrections à télécharger en fin d’article 😄

Chassepierre, village en bord de Semois

Nous commençons notre première journée, pilotée par Véronique de l’asbl (association loi 1901, en belge) GATWAM à Florenville. Le point de rendez-vous est donné à 9h30 à la brasserie Albert 1er. Un petit café très bienvenu pour commencer cette belle journée ensoleillée, et direction le village de Chassepierre à 4 kilomètres.

En effet, nous n’avons pas commencé ces deux journées de formations sur la Semoy aux sources de la rivière à Arlon. Vous imaginez bien que deux jours n’auraient pas été suffisants. 😜

Vue d’en haut

Du coup, nous commençons donc nos visites par le petit village de Chassepierre (Tchespire / Tchèssepîre en gaumais), vu d’en haut !

Situé à quelques cinquante mètres, le point de vue sur Chassepierre est situé sur la route principale qui mène de Florenville à Bouillon. Il offre un superbe panorama sur l’un des méandres de la Semois. 

On peut aussi y voir que le village de Chassepierre est construit au pied d’une cuesta particulièrement abrupte. Le “village-rue” typiquement gaumais, est surtout composé de maisons en pierre datant des XVIII et XIX siècles. 

Chassepierre tient son nom aux deux mots latins “Casa Petrea” signifiant “maison de pierre”. 

Les plus beaux villages de Wallonie

Située au centre du vieux cimetière, l’église Saint-Martin est bâtie sur une vaste « cranière », nom Gaumais désignant un dépôt de tuf calcaire. À ses côtés, le presbytère construit vers 1790, bâtisse à double corps sur deux niveaux, surplombe deux jolies maisons construites sur les berges de la Semois.

Situé en contrebas de l’église, nous attend un lieu étrangement magique ! Le trou des fées. 

Cette cavité, d’origine naturelle, est devenue, au fil du temps, un réseau de galeries souterraines creusées à mains d’hommes dans la roche calcaire. Elles vont même jusqu’à se prolonger sous les fondations de l’ancien moulin ! 

Le trou des fées ainsi que les ruines de l’ancien moulin ont été restaurés et sont ouverts à la visite librement.

Une belle et jolie rencontre 

Les habitants de Chassepierre sont nommés les soquets. Véronique, notre guide, nous a prévu une belle rencontre avec l’un d’entre eux, Marc Poncin. Il est le président de l’ASBL La fête des Artistes. “ 

  • “Chespiro” depuis trois générations au minimum !” 

Avec lui, c’est tout un terroir que l’on embrasse. 

Un accent épais comme un bon pâté gaumais, et un débit de parole aussi rapide que le courant de la Semois après une averse. 

Bref, l’âme vivante du village de Chassepierre, un village qui l’a vu naître et qu’il ne quittera jamais.

Il est même le créateur du marché dominical du village. Et aussi d’un excellent apéro, nommé le Zoup, que je vous conseille tout de même de boire avec modération mais qu’il est absolument nécessaire d’aller goûter 😁

Un festival international des arts de la rue

Chaque année, Chassepierre se transforme. Des dizaines de milliers de personnes viennent au village célébrer la fête des artistes. Un événement qui a lieu chaque année durant l’avant-dernier week-end d’août. C’est le deuxième Festival le plus important de Wallonie, derrière les Francofolies de Spa.

Semois, Semoy, c'est moi !

Il est maintenant temps d’aller se sustenter pour la suite de la journée, il est quand même 13h30 ! Direction le Restaurant de la Vieille Ferme, une super adresse où l’on peut déguster de bon plats du terroir gaumais et ardennais !

Herbeumont domine la Semois

On reprend maintenant la route direction Herbeumont et les ruines réhabilitées de son château. Tout comme la Semois, nous quittons la Gaume pour entrer dans le massif ardennais.

Semois, Semoy, c'est moi !

Relevant du patrimoine majeur de Wallonie, le château d’Herbeumont est construit sur une butte de schiste. Il domine d’un côté le village d’Herbeumont et de l’autre, à plus de 100 mètre d’altitude, le tombeau du chevalier, isthme formé par un méandre de la Semois.

A l’époque, le château contrôlait la Semois et deux voies parallèles venant de France. Dans un espace étroit, les deux routes permettaient de gagner Neufchâteau. La première allait de Sedan par Bouillon et le gué des Manhelles, et l’autre de Carignan (anciennement appelée Yvois), par le gué du Moulin.

Pour construire un tel édifice, des travaux importants ont été menés pour aplanir la butte et créer ainsi un petit plateau. Le plan primitif, datant d’après 1268, consistait en un trapèze irrégulier flanqué de six tours rondes et d’un puissant donjon quadrangulaire. Au centre, une vaste cour était entourée de courtines.

Un chemin abrupt et sinueux rendait la prise extrêmement difficile à tous ceux qui se seraient risqué d’attaquer le château Herbeumont.

Avec le temps, la forteresse s’adapte, pour faire face notamment au progrès de l’artillerie. Mais elle est abandonnée au milieu du XVIIème siècle pour finir démantelée par Louis XIV en 1657.

En 2010, un vaste programme de réhabilitation a été mené et offre aujourd’hui au visiteur « le vrai visage d’une fortification du XIIIème siècle »

Direction maintenant un lieu atypique, le cimetière marin de Mortehan.

La Semois, une rivière légendaire

Mortehan 

Situé à quelque 8 kilomètres de Bouillon, le village de Mortehan est un charmant village wallon bercé par les eaux de la Semois.

Juste avant de se rendre dans le cimetière marin, nous faisons un arrêt devant deux maisons massives, magnifiques demeures classées. Elles sont des témoins typiques de construction en pierre de schiste, sur lesquelles on peut encore voir les derniers toits dits ‘de cornue’, construits à partir de glaise et de déchets ardoisiers. 

Le cimetière marin

Puis à quelques mètres de là, en suivant la Semois, nous nous retrouvons dans un lieu incroyable, qui nous mène dans un autre monde. Un vieux cimetière classé, lui aussi, comportant des pierres tombales en schiste datant des 16 et 17ème siècles.

Ombragées par de vieux frênes, se dressent une soixantaine de pierres tombales sculptées. Certaines sont obliques et d’autres sont prises dans les troncs d’arbres. Ce cimetière est dit “Marin” car il est délimité par les eaux de la Semois, c’est extrêmement rare.

Un lieu à l’ambiance apaisante au paysage romantique et bucolique !

En continuant sur le chemin, un peu plus loin, on peut aussi admirer le très beau moulin de Mortehan avec sa roue à aube qui brasse encore les eaux.

Semois, Semoy, c'est moi !

Botassart et son Tombeau du Géant

Puis pour finir cette super journée, direction Botassart et le tombeau du géant, un site naturel impressionnant, bouclé par la Semois et classé « patrimoine exceptionnel de Wallonie » et « patrimoine naturel d’intérêt paysager ».

Situé sur la rive gauche de la rivière, ce long tertre boisé domine d’une trentaine de mètres la Semois. Depuis le point de vue de Botassart, qui surplombe d’une centaine de mètres le cours d’eau, on peut admirer ce lieu dit “le Tombeau du Géant”. 

Dans un magnifique méandre, la Semois encercle la colline et en fait presque le tour complet. Il n’en fallait pas plus pour à nos ancêtres pour nous créer une nouvelle légende 😊

Semois, Semoy, c'est moi !

Du site naturel à la légende 

Autrefois, à l’époque romaine, les troupes de Jules César envahirent la Belgique. À la suite de la bataille du Sabis (appelée aussi bataille de la Sambre) en 57 av. J.-C., les Gaulois furent vaincus par l’armée romaine. Les prisonniers étaient alors condamnés à aller combattre dans les arènes de Rome.

Parmi les prisonniers, se trouvait un géant à l’allure impressionnante, originaire de Trêves.

L’homme décida de s’enfuir plutôt que d’être mené à Rome. De suite les armées romaines se sont lancées à sa poursuite. 

Plusieurs fois, le courageux géant arrive à leur échapper. Jusqu’à arriver au lieu-dit « le Rocher des Gattes » situé au bord de la Semois. Le géant Trévire se rendit compte que l’armée romaine avait réussi à l’encercler, sans aucunes possibilités de retraite.

Plutôt que de se rendre, il préféra alors se jeter dans le vide, choisissant la mort plutôt que le déshonneur. D’autres versions de la légende vous raconteront que le brave préféra mettre fin à ses jours en se pendant. Quoi qu’il est choisi, il fut enterré sur le tertre boisé. Et depuis, il porte le nom de “Tombeau du Géant”.

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C’est maintenant le fin de notre première journée de formation, pilotée par Véronique de l’ASBL GATWAM. Demain, direction la France… Et du coup un nouvel article 😉

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Corrections du Carnet de Jeu Semois, Semoy c’est moi !

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